Entre les lignes

Consommer, contrebalancer et réfléchir

samedi 12 mai 2007

La croisière s'amuse

Sarkozy me fait penser au nouveau riche. Venant de gagner l'élection, il fait comme un étudiant "la teuf" avec ses potes (Bigard, Arthur, Steevie, Hallyday, Montagné et tout l'establishment). Va au Fouquet's puis en yacht à Malte. Bizarre pour un président Français élu de partir à Malte. Imagine-t-on même George Bush réélu partir en vacances aux caraïbes ?

Mais je me fiche qu'il se paie un Yacht. Pourvu que ce soit de ses deniers. J'imagine bien que DSK ne fait pas du camping l'été. Ni Royal à Mougins.

Mais que dira-t-on si des marchés public sont gagnés par le groupe Bolloré dans 6 mois ? Sera-ce honnête ou un renvoi d'ascenseur pour ce Yacht à 200 000€/semaine avec falcone pour l'aller-retour (170 000€/heure de vol). Sacré conflit d'intérêt.

Bolloré se justifiait sur RTL en disant que sa famille avait accueilli Blum se retour de déportation dans la maison familiale en lui prodigant des soins médicaux.

Etrange analogie : entre un malade victime de la déportation accueilli dans la maison familiale et Sarkozy bien portant sur un yacht, il y a un nuance importante.

Etrange collusion entre l'Etat et des groupes privés. Annonciateur des 5 ans à venir ?

Posté par fizzy à 22:10 - Mes interventions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


mardi 8 mai 2007

Les pauvres sont cons

Le coup de pied de l'âne est donné cette semaine par Johnny Hallyday.

Voilà qu'il pourrait revenir en France, maintenant que son ami Sarkozy va supprimer l'impôt sur le patrimoine, via le bouclier fiscal.

Néanmoins, il ne rejette pas sa demande de nationalité belge. Pourquoi ? Parce qu'il caresse toujours le rêve de s'exiler à Monaco. Et c'est là la contradiction. Quoique fasse le France, elle ne pourra jamais rivaliser avec des paradis fiscaux comme Monaco, le Luxembourg, le régime des impatriés en Grande-Bretagne, etc.

Et donc, Sarkozy peut continuer à flatter son électorat.

Mais les cons sont les pauvres qui adhérent à son propos, qui n'ont rien à gagner, et même tout à perdre car il faudra bien compenser les recettes fiscales abandonnées aux couches les plus aisées de la population.

Posté par fizzy à 21:01 - Mes interventions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 6 mai 2007

Le PS laisse Sarkozy l'emporter

5 ans de droite. Des réformes passées (le bouclier fiscal à 60%, les retraites, la SS) et d'autres loupées (CPE, retraites des régimes spéciaux), mais des réformes bien de droite. Un candidat de droite dure qui se présente en 2007 avec des vraies réformes de droite en vue (bouclier fiscal à 50%, suppression des droits de succession, etc). Un candiat qui s'assume de droite. Le syndrome du 21 avril 2002 avec le vote utile.

Tout était réuni pour gagner.
Et pourtant le PS perd l'élection qu'il ne pouvait pas perdre. Celle qu'il ne fallait pas perdre.
La faute aux primaires socialistes, la faute à la candidate, la faute aux manques de soutien à cette candidate, tout est invoqué.

Peu importe, le PS laisse le pays en rase campagne. Sarkozy gagne sans même avoir forcé son "talent".

Reste les leçons à tirer. La gauche a à repenser son idéologie. Sa façon de présenter son programme. Et le choix de ses alliances. Tout cela devra venir après les législatives car avant, malheureusement, les ambitions empêcheront tout débat intelligent.

Son 1er secrétaire doit aussi se poser certaines questions. Il a lui même dit durant l'été 2006 qu'il quitterait son poste en cas d'échec à la Présidentielle.
Il a déjà évité le siège éjectable au lendemain de l'échec du référendum européen.
Il n'a pas non plus quitté son poste de 1er secrétaire quand Ségolène, sa campagne, lorgnait l'investiture socialiste : sacré conflit d'intérêt. Alors qu'il demandait à Sarkozy, Ministre de l'Intérieur de quitter son poste car organisant les élections.

La rénovation du PS doit intervenir. Bayrou commence déjà à fourbir ses armes en vue de le dégraisser de son aile droite pour 2012. Le pari n'est pas si fou si ce parti continue à ne pas évoluer et à ne pas se renouveler.

Posté par fizzy à 23:33 - Mes interventions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 18 mars 2007

Les mensonges du petit François

Cet homme a été ministre 2 ans avec Balladur, puis 2 ans avec Juppé.
Soyons tolérant, chacun peut faire des erreurs. Qu'il critique maintenant la droite "dure" peut donc lui être accordé.

Mais comment peut-il avancer des arguments fallacieux comme il le fait à présent ?

1er argument : lors de chaque alternance depuis 25 ans, la majorité défait ce que la précédente a mise en place et ce serait pour cela qu'on serait dans l'immobilisme et donc il faudrait une alliance gauche droite.

Outre que ça ne se passe pas comme ça sur tous les sujets (Cf Réforme de retraite Balladur non remise en cause par la gauche ou mise en place de la CMU par la gauche), cette alliance reviendrait à réfuter la démocratie. En gros, comme l'alternance m'embête, et bien je supprime tous les partis et crée le parti unique. A quoi bon voter ? C'est le début de l'Etat totalitaire et le refus de la démocratie.

2ème argument :  c'est ce que font l'Allemagne ou l'Italie.

Alors là, c'est encore plus drôle. Il en parle comme si les Allemands ou les Italiens avaient volontairement  voté de telle sorte pour créer ces cohabitations. Or c'est complétement différent : dans les 2 cas, c'est l'élection d'une assemblée qui n'a permis de dégager des majorités qu'avec des accords tarabiscotés. Ce qui a pour but d'ailleurs de créer de l'instabilité (Cf la démission de Romano Prodi, mis en échec car 2 élus de sa majorité ne le soutenaient pas sur un projet). Or nous votons pour une présidentielle. Si on voulait vraiment essayer de faire plaisir à Bayrou, il faudrait alors au second tour se retrouver avec un rapport Sarkozy-Royal à 50-50% (exact égalité au nombre de voix).

La démocratie vit de l'alternance politique. Cela existe partout et c'est son essence même. Mais Bayrou n'est pas naïf. Il se fiche de l'alliance droite-gauche. Il y voit surtout un positionnement opportuniste entre les gens de droite qui ne supporte pas le côté droite dure et la danse du ventre au FN de Sarko et les gens de gauche qui craignent l'incompétence de Ségo. Il cherche son espace au milieu des deux. Et il pourrait bien réussir, sachant qu'il dépend du degré de nullité des 2 candidats en question.

Et là, on regrette encore DSK, qui ne lui aurait pas laissé cet espace. Eternels regrets.

Posté par fizzy à 01:21 - Mes interventions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 16 mars 2007

Ségolène Royal : à vous de jauger

Sarkozy, c'est un conservateur. Il sort de 5 ans de pouvoir, on voit son bilan. J'en attendais rien, et rien n'en est venu, du moins rien de surprenant. Donc, je n'en attends rien pour la campagne actuelle.

Bayrou manipule l'illusion en faisant croire à un centre droit allant sur sa gauche. Tout ça n'est que poudre aux yeux quand on connaît la majorité qui a fait élire ses députés actuels et la politique qu'il a mené (Ministre de 1993 à 1997). Résultat idem, pas de temps à perdre avec lui.

Ségolène Royal, c'est la candidate du progrès. En tout cas, celle qui doit l'incarner. Ou qui devrait. C'est le rôle du Parti Socialiste Démocrate d'insufler le progrès dans la vie des gens. De changer le cours de la vie, non seulement dans le discours, mais dans le réel. Comme Jospin a su le faire (35H, PACS, CMU, Emploi Jeunes, Euro)
Et malheureusement, je ne m'y retrouve pas. Chaque fois, je tente de me convaincre, "il faut voter pour elle, faire barrage à Sarko". Et patatras, dès qu'elle expose, je me décompose.

Ce soir, du Grand Royal en pagaille.
On a du "je" tout du long ("l'entreprise, je lui paye le jeune")
On a eu une description très précise des problèmes, mais sans avoir une solution concrète en face de chacun de ces problèmes.

La carte scolaire, au final, je n'ai toujours pas compris comment elle va résoudre le problème.

Sur l'environnement, ses réponses ne sont pas à la hauteur des enjeux (après-pétrole, importance du nucléaire). Surtout, quelques points sont inquiétants (moratoire sur les OGM. Mais quid des recherches pour ne pas prendre de retard sur des technologies d'avenir ?)

Sur les 35h pour les enseignants, outre qu'elle plaide la polémique pour des propos qu'elle a dit et dont apparemment, elle ne veut plus assumer la teneur, je n'ai pas vu de description claire de ce que devront faire les profs : rester au collège pour les volontaires. Mais s'il n'y en a pas assez ? Sur quelle base les rémunérer ? En heures sup' ?

Sur le fait de ne plus loger des ministres dans les ministères, n'y a-t-il pas un peu de démagogie pour des gens à de telles responsabilités et qui sont censés avoir une grosse charge de travail ?

Sur son détachement du PS ("si je gagne, ce ne sera pas la victoire du PS"), cette honte de s'afficher PS, qu'est-ce que cela veut dire ? Alors que Peillon, Chèvenement, Lang sur le plateau de France 2 et les autres attendent un maroquin . Evidemment que ce sera une victoire PS. Et il n'y a pas de quoi en avoir honte.

Sur l'affichage permanent de son sexe, rien à redire. C'est un argument incontestable, c'est une femme ! Et donc ?

Sur les poursuites contre Chirac ? Pourquoi ne pas continuer ? Ce n'est pas de l'acharnement, mais si des actes frauduleux ont eu lieu, personne n'est au dessus des lois, et donc personne n'est à l'abri. Bizarre pour quelqu'un voulant instituer des jurys citoyens de vouloir tirer un trait sur le passage de la justice.

Et toujours des tableaux descriptifs exceptionnels : sur les délocalisations, sur l'environnement, sur l'Europe, sur tout. Mais quid des solutions.

Le pire serait de faire croire à ceux qui veulent du progrès qu'on peut répondre à tout. Qu'on ne s'engage pas sur un contrat avec eux, mais qu'on promette tout. Ce qui amènerait, même dans le cas de son élection, déception et colère.
Il n'a qu'à voir comment la droite a payé ses errements (Elections régionales, référendum, émeutes)

Il faudrait passer ce contrat. Et faire ce qu'on a dit.

Dominique Strauss-Kahn, vous manquez.

Posté par fizzy à 00:35 - Mes interventions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 12 mars 2007

Le PS se tire une balle dans le pied

5 mai 2002. Chirac est réélu avec 82% des voix face à JM Le Pen. Une majorité d'électeurs de gauche l'a réélu, la rage au ventre, en républicains convaincus. Il aurait été intéressant de voir si le résultat aurait été le même en cas d'affrontement Jospin - Le Pen.

Mais cette élection a enragé les électeurs de gauche. Ils l'ont fait payé à Chirac lors des échéances suivantes : élections régionales, référendum européen. N'importe quel prétexte était bon pour montrer à celui qui s'est retiré hier de la vie politique que sa ré-accession n'était dû qu'à la nature de son adversaire extrême.

Et la gauche se retrouve donc dans une situation idéale en 2007. Le vote utile devait jouer à plein régime.

Une campagne interne qui désigne une candidate. Malheureusement, celle-ci a un égo surdimenssionné. Non seulement elle ne tend pas la main à ses adversaires malheureux, ce qui est le devoir du vainqueur, mais elle n'a  même pas le courage de se tenir à cette conviction.

Alors que sa campagne dérape et que les sondages jusqu'alors ses meilleurs amis, dégringolent, elle se met à rappeler ceux qui de Fabius à Strauss-Kahn peuvent lui amener des voix à gauche de la gauche ou dans la sociale-démocratie, draguée par Bayrou.

Et aujourd'hui, "Je crois que dans cette première phase de campagne, et à cause du débat interne, les dirigeants du Parti socialiste n'ont pas suffisamment fait bloc autour de moi au début de cette campagne", a dit la candidate socialiste.

A six semaines du premier tour, le premier secrétaire du PS François Hollande met en garde les "éléphants" après les déclarations de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn qui s'opposent sur la stratégie anti-Bayrou.
Les deux anciens rivaux pour l'investiture présidentielle du PS ont "chacun leur rôle à jouer" mais "la ligne est claire, c'est celle du pacte présidentiel de Ségolène Royal".
"Les intérêts partisans, et les ambitions personnelles ne pèsent guère au regard de l'enjeu. C'est tout de suite qu'il faut engager le changement", ajoute-t-il.

Quelle infamie. Je soutenais le vote pour Ségolène Royal malgré la défaite de DSK. Je pensais faire barrage à la droite avec elle, malgré des conceptions réellement différentes de la politique.

DSK l'a laissé libre d'agir, se tenant à l'écart comme elle le voulait, respectant le vote du PS. Puis elle commande un rapport sur la fiscalité, il s'exécute. Elle ne reprend pas ses propositions. Il se retire. Puis devant la BayrouMania, elle lui demande de clarifier sa position. Il s'exécute dans Le Monde, sur France 2, sur LCI. Et à nouveau, elle attaque. Sa manière d'employer le "je" montre bien qu'elle ne compte sur personne.

Mais qu'elle fasse sa campagne. Qu'elle émette des idées. Que ses militants fassent leur campagne. Et qu'elle arrête de chercher des excuses. Qu'elle arrête de scruter les sondages.

Je ne supporte plus cette chasse aux sorcières engagée par l'appareil du PS, cette traque aux mauvais militants qui ne soutiendraient pas assez Ségolène.

Ségolène, regarde bien les sondages : tu as encore perdu une voix ce soir.

Posté par fizzy à 01:32 - Mes interventions - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 10 mars 2007

DSK fait son devoir

DSK apporte son soutien à Ségolène et tente de dégonfler la bulle Bayrou qui compte parmi ses potentiels électeurs une frange commune avec le socialiste.

Et le socialiste apparaît un peu coincé dans cette affaire. Soit il laisse Ségolène se débrouiller et les militants lui reprocheront son manque d'implication en cas de défaite de la candidate, ce qui porterait un coup fatal à sa reprise du parti socialiste. Soit il l'aide, mais alors en cas de victoire, rien n'est moins sûr car l'égo de Ségolène et son manque de reconnaissance ("je suis arrivé toute seule en politique", pour un conseiller parachuté par Mitterand, c'est drôle) lui guideront de laisser DSK à l'écart et ne pas lui proposer les seuls postes à sa taille, Premier Ministre ou Ministre de l'Economie.

L'article de Liberation ci-dessous illustre bien ces tractations.

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/240004.FR.php

Alors que faire ? Entre la tentation de laisser Ségo mener sa campagne pour reconstruire le PS en cas de défaite et son sens du devoir qui lui indique de tout faire pour empêcher l'accession au pouvoir du troll Sarkozy et sa danse du ventre aux militants FN cette semaine (Parrainages, Ministère de l'immigration), le choix n'est pas simple.

Posté par fizzy à 13:24 - Mes interventions - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 18 février 2007

Un éternel serpent de mer : le Débat sur l'ISF

Ce site, je le veux le pourfendeur des réflexions faciles, de la politique des phrases courtes. Un exemple ?

Qui n'a pas entendu, au moins une fois, ce débat larmoyant sur ces grands patrons, artistes, sportifs et cerveaux qui quittent la France car assommés par les impôts, spoliés par le fisc et travaillant de Janvier à Septembre pour la collectivité publique ? De Johnny(Musicien célèbre) à Philippe Kahn(mathématicien) en passant par Grosjean(TennisMan), ils ne peuvent plus décemment vivre dans notre beau pays, dépouillés qu'ils sont. J'ai la larme à l'oeil.

Et les grandes chaînes de télévision d'essayer de faire comprendre aux "petits gens" que le prochain pourrait bien être parmi eux. Qui n'a pas entendu parler du retraité de l'Ile de Ré (non, pas Jospin) qui est assommé par l'ISF suite à la flambée immobilière ? Celui-là sera puni à regarder TF1 de 13H à 13h30 pendant 1 semaine.*
D'où le bouclier fiscal qui protège celui qui paie plus de 60% d'impôt sur ses revenus.

Alors j'ai trouvé dans le rapport sur la réforme Fiscale écrit par Mathieu Plane et Henri Sterdyniak de l'OFCE le cas en question. Ce retraité a une pension de 20000€/an. Il a un logement évalué à 1,5 million d'euros (valeur locative annuelle de 75000€). Il paie 5000€ de taxe d'habitation, 5000€ de taxe foncière, 3000€ d'impôt sur le revenu et 2600€ d'ISF. Le total de ses impôt directs atteignent 73%.

Mais depuis Karl Marx, on connaît la signification des revenus du travail et des revenus du capital (la rente).
Alors si on est d'accord pour imposer les 2, comment faire ?

L'impôt sur le revenu se charge des revenus du travail. Et en France, il ne peut dépasser 48% avant les différents abattements (donc 40% en réalité).

Et comment estimer le capital ? Si on considère que son logement lui rapporte 75000€ par an, on estime alors ses revenus à 95000€, soit un taux d'imposition ramené à 16,4%. Rien de choquant par rapport au reste de la population.

Là, on touche du doigt la supercherie ... En effet ce qu'on nous rabâche à longueur de journée est fallacieux.  On additionne les impôts sur le revenu et ceux sur la capital (ou patrimoine) et on fait la proportion sur les seuls revenus du travail ! Johnny ne paie pas 70% d'impôt sur ses revenus, mais 48% sur ses revenus et le reste sur son patrimoine. L'honnêteté aurait voulu qu'il nous fasse part de la valeur de son patrimoine s'il nous estimait assez intime pour nous confier son taux d'imposition. (son patrimoine a été publié récemment dans le Parisien)

Ce bouclier fiscal n'est donc qu'une façade pour dédouaner les gens qui ont beaucoup de patrimoine et peu de revenus de ne plus payer d'ISF.

Et d'ailleurs il est naïf de penser qu'en le baissant un peu, on pourrait retenir tous ces gens. A moins de concurrencer des paradis fiscaux (Résidents Monégasques, impatriés au Royaume-Uni, ou habitants Suisses), aucun pays en Europe ne peut intéresser ces gens.

D'ailleurs, ce n'est pas en France que l'on trouve les taux d'imposition sur la patrimoine le plus important. Car il faut aussi considérer les droits de succession. Et à ce petit jeu, on trouve ... les Etats-Unis devant. Quelle surprise ! Finalement, l'ISF est une sorte de paiement à crédit pour les impôts sur le patrimoine. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour nos riches ...

Posté par fizzy à 22:57 - Mes interventions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 13 février 2007

Plaidoyer pour L'Europe, illustration économique

Le rejet du Traité Constitutionnel en 2005 par la France répond au discours lancinant, en parti dû à nos politiciens qui entretiennent un mythe : leurs succès seraient les leur tandis que leurs échecs viendraient de l'Europe. J'en veux pour illustration les récentes critiques sur la BCE de Ségolène Royal ou de Nicolas Sarkozy.

L'économie française est frappée depuis 2001 par trois facteurs qui amputent sa croissance :
1 - la hausse du baril de pétrole (environ -0,4% de taux croissance par an)
2 - le cours du dollar qui rend les produits européens plus chers (-0,5)
3 - une politique de désinflation de l'Allemagne (-0,4)
(données issus de l'OFCE)

Ce dernier point est particulièrement intéressant et refléte bien la coopération (ou plutôt l'absence de ) européenne. Gouvernement Schröder contre Raffarin ou Merkel contre Villepin, même combat. Gauche contre droite ou droite contre droite, je pense d'abord à mes intérêts nationaux.

L'Allemagne, en choisissant d'augmenter de 3 points sa TVA et en baissant les cotisations sociales du travail améliore la compétitivité des entreprises allemandes. Cela diminue la prix des produits allemands à l'exportation tandis que cela crée comme une taxe sur les produits étrangers en importation. Le seul hic étant que le pouvoir d'achat de la population allemande se trouve amputé, car les coûts salariaux ont diminué vis-à-vis de ses partenaires européens.

Ce que je veux illustrer ici est bien que la coopération doit être européenne ; il faut bien se rendre compte que s'il n'y avait pas d'Europe, la concurrence serait encore plus rude et echevelée.

Et plutôt que de s'installer dans une échelle de perroquet et de répondre au coup par coup, il faudrait au contraire se remettre à la table des négociations, expliquer le bien-fondé d'un développement européen partagé qui cherche à harmoniser les règles fiscales européennes pour éviter ce dumping. L'Europe doit être considérée comme une entité propre et solidaire.

Il faut au contraire concurrencer les marchés réellement agressifs des pays émergents (Chine, Inde) ou du bloc Américain. Dans un commerce qui se veut équitable mais où il ne faut pas être naïf, le vrai rapport de force à gagner est là. Et on revient alors aux ambitions de recherche et d'innovation fixé par l'agenda de Lisbonne.

A nos politiques de prendre le temps de la pédagogie et d'expliquer ces enjeux aux français.

Posté par fizzy à 00:41 - Mes interventions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 7 février 2007

Sarko Show

Démonstration de Nicolas Sarkozy hier soir sur TF1. Il est dynamique, il sourit. De toute façon, il est comme chez lui sur TF1. Chez son ami Bouygues, dans une émission taillée sur mesure par Dominique Ambiel, directeur de cabinet de Raffarin

Une retraitée sur la droite du plateau se plaint de sa pension, il promet d'augmenter les retraites. Comment financer ? On verra plus tard, c'est les élections, bon sang !

A gauche, un homosexuel qui ne peut pas adopter d'enfant, il défend ses convictions conservatrices. Tiens, il était pas devenu progressiste ? Oui, mais UMP.

Un ouvrier, puis une professeur et encore un chef d'entreprise... il a réponse à tout

Ne vous battez pas, il y en aura pour tout le monde.
Il y a 2 ans, il y pensait en se rasant. Maintenant, il rase gratis.

Pour une vision pour la France, on repassera. Répondre aux questions quotidiennes, c'est son rayon. Planifier pour dans 20 ans, voire même 10, il ne sera même plus là, alors à quoi bon ?
Ben oui, vu qu'il veut instaurer un mandat renouvelable une fois seulement. Bon, en même temps, Giscard l'avait déjà proposé en 1974. Mais lui, il le fera. On lui fait confiance, non ?

Déjà 23H ? On n'a pas vu le temps passé. On a l'impression qu'il aurait pu répondre 4h encore. Et cette dernière image avec tout l'assemblée qui applaudit. Il a conquis la salle. Peut-être un signe ....
Mais non, TF1 n'a pas sélectionné les questionneurs.

On le verra d'ailleurs avec les suivants. Bayrou, Royal.

Bon, il repart, il est quand même encore Ministre d'Etat. Il a dit qu'on pouvait être candidat et Ministre, la preuve. Demain, une usine à visiter. Dur dur, la vie de candidat.

Posté par fizzy à 01:05 - Mes interventions - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »